mardi 29 janvier 2019

«Une expansion mondiale en perte de vitesse», selon le FMI

Le Fonds monétaire international a publié, le 21 janvier, la mise à jour de ses perspectives de l'économie mondiale. Il y a six mois cette organisation prévoyait que l'économie mondiale allait croître de 3,9 % en 2019. En octobre dernier, cette estimation passait à 3,7 %, et elle est maintenant à 3,5 %. Les économistes du FMI s'inquiètent ces temps-ci de la montée du protectionnisme, de l'endettement public et privé élevé, des conséquences du Brexit et d'un ralentissement plus élevé que prévu en Chine.




mardi 15 janvier 2019

Les indicateurs précurseurs de l'évolution de l'économie mondiale...

..., en provenance de l'OCDE, laissent de nouveau présager un ralentissement de la croissance dans la plupart des grandes économies au premier semestre de cette année.







vendredi 7 décembre 2018

Économie mondiale : l'expansion se poursuit à un rythme modéré

Le J.P.Morgan Global Composite PMI, publié le 6 décembre par IHS Markit, indique que la croissance de l'économie mondiale continue à un rythme modéré ces temps-ci.








Par ailleurs, dans ses plus récentes Perspectives économiques, l'OCDE prévoit que le PIB mondial devrait croître de 3,5 % en 2019, une progression inférieure à celle prévue pour cette année (3,7 %).





dimanche 25 novembre 2018

Économie américaine : perspectives de croissance stable à court terme

Tant les indicateurs avancés du Conference Board que ceux de l'OCDE pointent vers une croissance relativement robuste et stable de l'économie américaine au cours des mois à venir.

Conference Board





















OCDE

















En outre, les plus récentes Perspectives économiques de l'OCDE, publiées le 21 novembre, prévoient que le PIB réel des États-Unis augmentera de 2,7 % en 2019; ce sera une légère baisse par rapport au rythme de croissance de cette année (2,9 %).


mardi 20 novembre 2018

Économie du Québec : perspectives de croissance à la baisse

Dans la mise à jour de leurs Perspectives économiques et financières, publiée le 20 novembre, les économistes de Desjardins prévoient que l'économie du Québec devrait croître de 2,0 % en 2019. Ce serait une baisse du rythme de croissance par rapport à cette année, la progression du PIB réel étant estimée à 2,6 %. L'évolution récente de l'Indice précurseur Desjardins (IPD) laisse d'ailleurs présager une croissance modeste au cours des mois à venir.



mardi 25 septembre 2018

Économie du Québec : coup d'oeil sur la conjoncture

L'activité économique au Québec a progressé de 3,1 % au premier semestre de cette année par rapport à la même période en 2017, selon les données publiées le 25 septembre par l'Institut de la statistique du Québec.

Toutefois, l'Indice précurseur Desjardins (IPD) laisse présager une modération du rythme de croissance au cours des mois à venir.


















Les économistes de cette institution financière prévoient d'ailleurs que le PIB réel du Québec devrait croître de 2,3 % en 2018 et de 1,9 % en 2019.

vendredi 7 septembre 2018

Mise en perspective sur la procédure de règlement des différends du chapitre 19 de l’ALÉNA


Dans le cadre de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), l’Administration américaine veut se débarrasser du mécanisme de règlement des différends en matière de droits compensateurs et antidumping   (chapitre 19), alors que le Canada semble y tenir mordicus. Il s’agit là d’un enjeu important des pourparlers canado-américains, alors que, de son côté, le Mexique aurait lancé la serviette à ce sujet.

Un peu d’histoire

Le chapitre 19 est avant tout un compromis. À l’origine, le Canada cherchait à obtenir, dans le cadre de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALÉ), un nouveau régime pour remplacer les recours commerciaux existants en matière de subvention et de dumping dans les échanges entre les deux pays. L’objectif était, dans la mesure du possible, de mettre les entreprises canadiennes à l’abri du harcèlement dont elles faisaient l’objet dans leurs efforts de positionnement sur le marché américain.

Ne pouvant s’entendre à court terme sur un nouveau régime commercial, en raison en particulier de la complexité du sujet, les deux pays ont convenu d’établir, sur une base temporaire, un mécanisme bilatéral de règlement des différends et de se donner du temps (sept ans à compter de l’entrée en vigueur de l’accord bilatéral) pour convenir de nouvelles règles en matière de subventions et de dumping. Ce compromis, obtenu à l’arraché au début d’octobre 1987, est venu sauver le projet d’accord bilatéral de libre-échange.

Au moment de la négociation de l’ALÉNA, il n’y a pas eu de progrès sur la question des nouvelles règles. Il a alors été convenu de pérenniser le mécanisme de règlement des différends et de tenir des consultations, sans échéance précise, en vue d’en venir à un nouvel ensemble de règles. En 1993, sans pour autant modifier l’ALÉNA, le nouveau gouvernement canadien a obtenu un engagement d’échéancier pour conclure les consultations prévues au chapitre 19, engagement qui n’a pas eu toutefois de suite concrète.

Par le détour des négociations commerciales multilatérales du Cycle d’Uruguay (1986-1994), il y a tout de même eu, dans une perspective canadienne, des progrès non négligeables qui ont mené à des changements aux législations internes sur les recours commerciaux, notamment en matière de subventions. À titre d’exemple, elles ont été modifiées pour tenir compte des dispositions de l’article 8 de l’Accord sur les subventions et les mesures compensatoires, l’un des Accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cet article est venu, à certaines conditions, exempter de mesures compensatoires l’aide octroyée à des activités de recherche, aux régions défavorisées et à l’adaptation d’installations existantes à de nouvelles normes environnementales.

Pour revenir au processus de règlement des différends du chapitre 19, l’examen par des groupes d’experts des décisions nationales en matière de subventions et de dumping a été utile dans bien des dossiers. Par exemple, peu de temps après l’entrée en vigueur de l’ALÉ, le droit compensateur américain sur les exportations canadiennes de viande de porc a été annulé à la suite de la révision par un groupe d’experts de la décision de menace de préjudice de l’International Trade Commission. En revanche, les succès devant de tels groupes dans le différend sur le bois d’œuvre n’ont pas pour autant mis un point final à ce litige, dont les origines remontent aux années 1980.

Des interrogations sur ce qui s’en vient

La renégociation de l’ALÉNA va-t-elle permettre au Canada de réaliser son rêve d’un nouveau régime commercial qui rendrait caduc le mécanisme de règlement des différends du chapitre 19? On peut en douter en raison notamment des objections que pourrait susciter aux États-Unis un tel régime d’exception. Il ferait, immanquablement, l’objet de revendications de la part de nombreux autres partenaires commerciaux ayant des accords ou étant en négociation actuellement avec ce pays. Aussi, bien des industries américaines n’accepteraient pas une diminution de leur arsenal pour attaquer leurs concurrents étrangers.

Des modifications à la procédure du chapitre 19, proposées au cours des derniers mois par des spécialistes, seront-elles suffisantes pour amener l’Administration américaine à laisser tomber son  opposition à son renouvellement? En voici des exemples : uniquement des avocats ou des juges à la retraite pourraient être membres des groupes de révision; plus d’égards que présentement pourraient être donnés aux façons de faire des instances nationales qui  examinent en appel les décisions de subventionnement et de dumping. Certains sont allés jusqu’à proposer d’inclure à l’actuel chapitre 20 sur les dispositions institutionnelles l’essentiel des procédures des chapitres 19 et 11 (règlement des différends entre États et investisseurs) afin d’atténuer la stigmatisation dont ils font l’objet.

Par ailleurs, l’utilisation récente et de plus en plus répandue de la section 232 sur la sécurité nationale de la législation commerciale américaine pour assommer la concurrence étrangère ne risque-t-elle pas de rendre désuet ou largement inopérant le processus  de règlement des différends du chapitre 19? En effet, nul besoin de faire la preuve de subventionnement ou de dumping et la preuve de dommage à l’industrie en utilisant cette section où l’Administration dispose d’une grande marge de manœuvre; par conséquent, aucune base pour recourir à des groupes d’experts. L’arbitraire à son meilleur!

mercredi 8 août 2018

Économie mondiale : signaux de ralentissement de la croissance au cours des mois à venir

Le J.P.Morgan Global Manufacturing & Services PMI indique que, en juillet dernier, la progression de la production mondiale était à un bas en quatre mois. L'évolution des nouvelles commandes laisse croire que cette tendance se poursuivra du moins à court terme.

























Quant aux indicateurs avancés de l'OCDE, publiés le 8 août, ils laissent présager un tassement du rythme de croissance au cours des mois à venir dans la zone OCDE prise comme un tout.



mardi 17 juillet 2018

Perspectives de l'économie mondiale, selon le FMI

Le FMI a publié, le 16 juillet, la mise à jour de ses Perspectives de l'économie mondiale d'avril dernier. Cet organisme maintient à 3,9 % ses projections de croissance de la production mondiale pour cette année et l'an prochain. Il signale toutefois que «... le risque que les résultats soient inférieurs aux prévisions a augmenté. » en raison des tensions commerciales et financières.

Aux États-Unis, pays instigateur de la montée récente du protectionnisme, les importations devraient augmenter, selon les économistes du FMI, en raison de la progression de la demande intérieure, poussant ainsi à la hausse le déficit commercial. Or, c'est justement ce déficit qui constitue le principal argument du président Trump pour justifier ses mesures de restriction des importations.