mercredi 14 novembre 2012

Québec : croissance anémique

Les perspectives de croissance de l'économie québécoise sont loin de s'améliorer ces temps-ci. Les indicateurs avancés de son évolution et le contexte international laissent présager que la période de croissance faible se poursuivra au cours des prochains mois.

L'Indice précurseur Desjardins bouge peu depuis quatre mois, selon l'analyse et les données publiées le 14 novembre sur le site Internet de Desjardins. Cela annonce une quasi stagnation ou une faible progression de l'activité économique. Les plus récentes données de cet indice sont celles de septembre dernier. Or, viennent s'y ajouter une baisse des mises en chantier de logements en octobre, ainsi qu'une tendance à la baisse des prix des métaux industriels, dont l'aluminium. Le secteur manufacturier aurait poursuivi sa progression en octobre, mais celle-ci fléchit depuis quelques mois, si l'on se base sur l'indice PMI RBC (enquête mensuelle auprès des gestionnaires d'approvisionnement), publié le premier novembre sur le site Internet de Markit Economics. Par contre, les prix du bois de construction se raffermissent depuis quelques semaines en raison de la reprise de la construction résidentielle aux États-Unis, ce qui est de bon augure pour plusieurs communautés en région où l'activité économique est liée à l'industrie du bois d'oeuvre.

Ce scénario de croissance léthargique devrait normalement inciter les autorités gouvernementales à adopter des mesures de stimulation de l'économie. Toutefois, il semble que le Budget québécois du 20 novembre mettra l'accent sur des mesures visant à  contenir ou à amoindrir le déficit, plus élevé que prévu antérieurement, des finances publiques. Qui sait? Il y aura peut-être des surprises. Le dicton : «Ceux qui parlent ne savent pas; ceux qui savent ne parlent pas» est bien de circonstance à la veille des Budgets.

Mince consolation : ces perspectives sont meilleures que celles prévues pour l'Europe. Elles sont cependant inférieures à celles des autres provinces canadiennes prises globalement.

Mise à jour du 22 novembre : Le Plan budgétaire 2013-2014, présenté en document d'accompagnement du Discours sur le Budget du 20 novembre, comporte une révision à la baisse des perspectives de croissance économique du Québec. Ainsi, la croissance du PIB est estimée à 0,9 % en 2012, 1,5 % en 2013 et 2,0 % en 2014. En outre, l'Institut de la statistique du Québec a indiqué aujourd'hui que le PIB du Québec n'a crû que de 0,8 % au cours des huit premiers mois de 2012 par rapport à la période équivalente en 2011.

jeudi 8 novembre 2012

Zone euro : pas de reprise économique avant 2014

L'économie de la zone euro poursuit sa descente, et les indicateurs avancés de son évolution ne permettent pas d'envisager une reprise de l'activité au cours des prochains mois. Que ce soient l'indice des indicateurs avancés du Conference Board (26 octobre), l'indice composite PMI Markit (6 novembre) ou l'Economic Sentiment Indicator de la Commission européenne (30 octobre), ils mettent en évidence le fléchissement de l'économie, sans véritable espoir de s'en sortir dans un horizon de court terme. Mince consolation, sa contraction n'est pas aussi prononcée qu'en 2008-2009, du moins pour l'instant.

La Commission européenne a publié le 7 novembre ses prévisions économiques. Elles mettent l'accent sur la fragilité de l'économie de la zone euro. Après une contraction de 0,4 % en 2012, elle passerait par un long creux en 2013 (hausse anémique de 0,1 % du PIB), pour amorcer ensuite une reprise lente et graduelle en 2014 (augmentation de 1,4 % du PIB).

Dans un tel contexte, le marché du travail continuera de se détériorer pendant encore un certain temps. En outre, les autorités publiques disposent de peu de marge de manoeuvre pour stimuler l'économie.

mercredi 7 novembre 2012

Faible expansion de l'économie mondiale

Le JPMorgan Global Manufacturing & Services PMI, publié le 6 novembre sur le site de Internet de Markit Economics, signale de nouveau que l'expansion de l'économie mondiale manque de dynamisme ces temps-ci. Le sous-indice des nouvelles commandes laisse croire que cette tendance se poursuivra.

Ce coup de sonde mensuel auprès des gestionnaires d'approvisionement des entreprises à travers le monde s'avère un bon indicateur précurseur de l'évolution à court terme du PIB mondial.


Détails à : http://www.markiteconomics.com/Survey/Page.mvc/home


Mise à jour du 12 novembre : Les indices des indicateurs avancés de l'OCDE, publiés aujourd'hui, laissent aussi présager une croissance faible de l'économie mondiale au cours des mois à venir.

Détails à : http://www.oecd.org/std/leadingindicatorsandtendencysurveys/compositeleadingindicatorsclisoecdnovember2012.htm

En outre, l'enquête d'octobre dernier de Markit Economics auprès des gens d'affaires dans le monde révèle que leur confiance était à son plus bas en trois ans. Les résultats sommaires de cette enquête sont disponibles sur le site de Markit.

jeudi 11 octobre 2012

Économie mondiale : détérioration des perspectives de croissance

Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé de nouveau à la baisse ses perspectives de croissance de l'économie mondiale. Dans ses perspectives semi-annuelles, publiées le 9 octobre, le FMI prévoit une croissance de 3,3 % du PIB mondial en 2012 et de 3,6 % en 2013. Ces taux sont ramenés respectivement à 2,6 % et 2,9 % lorsque le poids relatif des pays dans l'économie mondiale est estimé à partir des taux de change aux prix du marché plutôt qu'en parité de pouvoir d'achat, l'importance relative des pays émergents étant ainsi diminuée.

En outre, le  scénario du FMI retient deux hypothèses importantes qui peuvent apparaître comme des actes de foi : les pays de la zone euro s'activeront et réussiront à améliorer les conditions financières, notamment celles offertes aux pays de la périphérie, et les États-Unis en viendront à un compromis pour amoindrir l'impact du précipice fiscal (hausse des impôts et coupures budgétaires à compter du début de 2013).

La révision à la baisse des projections de croissance est généralisée aux économies avancées et aux économies émergentes. Toutefois, la principale source de faiblesse provient, sans surprise, de la zone euro et du Royaume-Uni.

À ceux qui s'inquiètent d'une résurgence de l'inflation en raison des mesures d'assouplissement monétaire, le FMI vient offrir un peu de réconfort. Selon son scénario de référence, l'inflation ne serait que l'ombre d'elle-même du moins à court terme. La désinflation se poursuivrait donc en 2013.   

lundi 8 octobre 2012

Économie américaine : croissance anémique à l'horizon


Le rythme de croissance de l'économie américaine a été plutôt modeste aux deuxième et troisième trimestres de cette année, et les indicateurs avancés de son évolution laissent présager qu'elle sera anémique au cours des prochains mois. Rien de bien réjouissant pour la première économie mondiale ces temps-ci, bien que mieux qu’en Europe.

Au deuxième trimestre, l'économie américaine n'a crû que de 1,3 % en rythme annuel, selon les données publiées le 27 septembre. Le Chicago Fed National Activity Index, publié le 24 septembre, laisse supposer que l'activité économique a progressé à un rythme encore plus lent au troisième trimestre. Le coup de sonde mensuel auprès des gestionnaires d'approvisionnement des entreprises (les indices PMI) vient corroborer cette estimation, notamment pour les mois de juillet et août.

Quant aux indicateurs avancés, ils pointent vers une croissance faible au cours des prochains mois. L'évolution mensuelle et semestrielle de l'indice du Conference Board va dans ce sens. Ce sont les indicateurs financiers de cet indice qui viennent limiter la décélération de sa croissance. Les nouvelles commandes manufacturières progressent peu, mais tout de même elles augmentent, selon le Markit US Manufacturing PMI et le Manufacturing ISM Report on Business publiés le premier octobre. Quant aux  commandes de biens durables, elles étaient en baisse prononcée en août dernier, selon les données publiées le 27 septembre par le Département du Commerce.

Par contre, la construction résidentielle poursuivra sa reprise graduelle au cours des prochains mois, si l'on se base notamment sur les plus récents chiffres mensuels sur les permis de bâtir et les mises en chantier de logements. Le non-manufacturier, surtout les services, continuera son expansion, bien que modeste, selon le ISM Non Manufacturing Survey publié le 3 octobre.  La confiance des consommateurs s'est améliorée en septembre; en outre, elle est nettement plus élevée qu'à la même période l'an dernier, mais, elle est encore assez éloignée de ce que l'on observe normalement en période d'expansion soutenue. En outre, les investisseurs à la bourse ont fait preuve d'un bel optimisme quant aux perspectives tout au cours de l'été, si l'on se fie à l'évolution à la hausse du S&P500 et du DJIA depuis leur dernier creux atteint fin mai début juin derniers. Les marchés boursiers ont aussi obtenu ce qu'ils voulaient de la Réserve fédérale américaine lors de la réunion des 12 et 13 septembre de son Federal Open Market Committee (FOMC). Ces investisseurs  pourront désormais se concentrer sur l'évolution des indicateurs économiques et des résultats des entreprises au cours des prochaines semaines.

Le scénario de croissance faible de l'économie américaine vient appuyer le point de vue à l'effet que les mesures non traditionnelles de politique monétaire (l'assouplissement quantitatif phase 2 et l'opération Twist) n'ont pas insufflé un dynamisme durable à l'économie américaine. Tout au plus, elles auraient empêché un fléchissement encore plus prononcé de l'économie. Il reste à savoir si la troisième phase d'assouplissement (QE3), annoncée par la Fed le 13 septembre, aura un effet plus significatif, bien qu'il soit permis d'en douter puisque les conditions financières aux États-Unis, tenant compte de l'activité économique, étaient déjà relativement adéquates en septembre et auparavant si l'on se réfère au Adjusted National Financial Conditions Index (ANFCI) de la Chicago Fed. Ainsi, la Fed ne ferait qu'ajouter des liquidités avec ses mesures additionnelles sans que cela soit vraiment nécessaire. Par contre, elle ajoute une dose d'optimisme dans un monde où le pessimisme quant aux perspectives économiques abonde ces temps-ci. On ne peut négliger cet aspect.

Le 13 septembre pourrait bien avoir été le jour où la Fed a épuisé l'essentiel de ses options pour stimuler par la politique monétaire une économie en recherche de sources de croissance soutenue et suffisante pour améliorer le marché du travail.

Rappelons aussi l'effet à la baisse sur l'activité économique, au début de 2013, de ce qu'il est convenu d'appeler le précipice fiscal (hausse des impôts et coupures budgétaires), si aucun compromis n'est obtenu au Congrès d'ici la fin de l'année. Tout compromis ne ferait que transformer le précipice en pente abrupte étant donné l'impératif de trouver une solution durable au problème du déficit budgétaire américain. Il pourrait toutefois faire la différence entre une croissance anémique, s'il est obtenu, et une contraction de l'économie, en son absence, au premier semestre de l'an prochain. Il ne sera vraisemblablement obtenu qu’après les élections du début novembre, alors que les positions idéologiques et électorales seront moins campées, et qu’elles laisseront plus de place à une solution pratique.

 

mercredi 19 septembre 2012

Économie du Japon : ralentissement prononcé de la croissance

L'économie du Japon montre des signes de faiblesse ces temps-ci. Après un premier trimestre  de croissance exceptionnelle (5,5 % en rythme annuel) et un deuxième de progression modeste (1,4 % en rythme annuel), les indicateurs avancés de l'évolution de la troisième économie mondiale laissent présager un fléchissement important du rythme de croissance ces mois-ci et au cours des prochains. Les indicateurs précuseurs du Japan Cabinet Office, du Conference Board et de l'OCDE vont dans ce sens. Les effets des dépenses de reconstruction après le tremblement de terre et le tsunami de l'an dernier s'estompent déjà, et le secteur manufacturier japonais doit composer avec une demande internationale plutôt anémique.

Rien de surprenant alors à ce que la Banque du Japon ait décidé le 19 septembre de rendre encore plus accommodante sa politique monétaire. Elle l'avait déjà assouplie en février et en avril derniers. Mais, est-ce que ce sera suffisant pour atténuer le ralentissement économique? Qui sait aussi quel sera l'impact économique du différend territorial entre le Japon et la Chine, différend qui prend de l'ampleur ces jours-ci?

mardi 24 juillet 2012

Perspectives de l'économie américaine : son rythme d'expansion va encore ralentir

Le Chicago Fed National Activity Index, publié le 23 juillet, indique que l'économie américaine a connu, au mieux, une croissance modeste au cours des derniers mois; cette croissance est d'ailleurs bien en deça de sa tendance historique. Une première estimation du PIB américain au deuxième trimestre devrait permettre de valider ce résultat le vendredi 27 juillet.

Quant aux indicateurs précurseurs de l'évolution de l'économie américaine, ils laissent croire que son rythme d'expansion va encore s'atténuer au cours des prochains mois. Tant l'indice des indicateurs avancés du Conference Board (19 juillet) que le Markit Flash U.S. Manufacturing PMI (24 juillet) vont dans ce sens.

Le scénario de récession refait surface chez certains analystes, mais on n'en est pas encore là si l'on se fie aux indicateurs avancés. Toutefois, s'il n'y a pas de changements aux mesures fiscales et budgétaires qui entreront en vigueur début 2013, ce scénario pourrait bien se réaliser au début de l'an prochain.

Surveillons aussi ce que le FOMC de la Fed décidera de faire à sa réunion des 31 juillet et premier août. Plusieurs s'attendent ou espèrent des mesures additionnelles (ex. : QE3) de stimulation monétaire pour donner un nouvel élan à une expansion moribonde. Toutefois, la marge de manoeuvre sur le plan de la politique monétaire s'amenuise, tout comme l'efficacité éventuelle de toute nouvelle mesure. Cette politique est déjà particulièrement accommodante. En fait, les taux d'intérêt étant très bas, il est difficile d'avoir une force de frappe à cet égard. En outre, les conditions financières, dont les liquidités dans le système financier, semblent adéquates actuellement.

Par ailleurs, la réélection du Président Obama pourrait bien se jouer sur la question économique, le ralentissement de l'économie jouant en faveur de son adversaire républicain.

Mise à jour du 31 juillet : Le PIB américain n'a progressé que de 1,5 % en rythme annuel au deuxième trimestre. La croissance au premier trimestre a été légèrement révisée à la hausse, passant de 1,9 % à 2,0 %, selon les données publiées par le Département du Commerce le 27 juillet. Quant aux consommateurs, ils demeurent relativement peu enthousiastes quant à leurs anticipations de l'évolution de l'économie si l'on se fie aux résultats des enquêtes mensuelles de l'Université du Michigan (27 juillet) et du Conference Board (31 juillet).

mercredi 18 juillet 2012

La conjoncture internationale pèse sur les perspectives de l'économie canadienne

La Banque du Canada vient de réviser à la baisse ses projections de croissance de l'économie canadienne en raison principalement de la conjoncture internationale. Selon son Rapport sur la politique monétaire publié le 18 juillet, le PIB canadien croîtrait de 2,1 % cette année et de 2,3 % en 2013. Ces estimations vont dans le même sens que celles publiées le 16 juillet par le FMI, et elles rejoignent aussi la moyenne des prévisions des organismes consultés mensuellement par The Economist (édition du 7 juillet).

La Banque continue d'avoir des difficultés avec ses prévisions trimestrielles de l'évolution de l'économie canadienne (voir à ce sujet mon commentaire du 19 janvier dernier). À titre d'exemple, en avril dernier, elle estimait que le PIB canadien avait crû de 2,5 % au premier trimestre de cette année et qu'il augmenterait au même rythme au deuxième trimestre. Cette fois-ci, la croissance pour ces deux trimestres a été ramenée respectivement à 1,9 % et 1,8 %. Il faut dire que le fait de publier ses projections trimestrielles en rythme annuel vient automatiquement gonfler les écarts.

La Banque affirme de nouveau qu'elle souhaite réduire modestement la détente monétaire dès que les conditions économiques le permettront. Toutefois, elle passe sous silence ce qu'elle pourrait faire advenant que la conjoncture continue de se détériorer. Or, il s'agit d'un scénario dont les risques sont élevés comme le signale le FMI dans sa récente mise à jour de ses Perspectives de l'économie mondiale.

mardi 17 juillet 2012

Le FMI s'inquiète de l'évolution de l'économie mondiale

Le FMI a publié le 16 juillet sa mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale. Bonne nouvelle : la production mondiale a fait mieux que prévu au premier trimestre de 2012. Mauvaise nouvelle : elle s’est fragilisée au deuxième. En outre, le deuxième semestre de l’année sera marqué par une faible croissance, selon le scénario de référence retenu par cet organisme. En conséquence, le FMI prévoit une croissance du PIB mondial de 3,5 % en 2012, soit le même rythme que celui projeté en avril dernier, ce qui peut en laisser plusieurs perplexes tenant compte que la conjoncture actuelle laisse supposer une croissance moindre que cela. Pour 2013, la croissance a été révisée à la baisse : 3,9 % au lieu de 4,1 %.
Le maintien, d'avril à juillet, de la projection de croissance pour l'ensemble de l'économie mondiale en 2012 masque des variations significatives dans les estimations pour des pays comme le Japon, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Inde et le Brésil.
Par ailleurs, le FMI plaide pour des mesures additionnelles de la part des autorités publiques, en particulier  dans la zone euro où il préconise une plus grande union monétaire ainsi qu’une intégration fiscale. 

Le FMI signale aussi qu'aux États-Unis, si les mesures budgétaires restrictives vont de l'avant comme prévu, il y a un risque important de stagnation de l'économie l'an prochain. 

Mise à jour du 18 juillet : La Banque du Canada est plus pessimiste que le FMI quant aux perspectives de l'économie mondiale. Dans son Rapport sur la politique monétaire publié aujourd'hui, elle prévoit que le PIB mondial ne croîtra que de 3,1 % en 2012 et en 2013.

lundi 9 juillet 2012

Économie mondiale : une expansion de plus en plus précaire

L’économie mondiale manque de vigueur ces temps-ci. Loin de s’améliorer,  les perspectives de croissance semblent se détériorer. La Directrice générale du FMI indiquait le 6 juillet que la prochaine mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale de cet organisme comporterait une révision à la baisse de la croissance de la production mondiale; déjà, en avril dernier, ses économistes ne prévoyaient qu'une progression modeste (3,5 %) du PIB mondial en 2012. Des indices, notamment le JPMorgan Global Manufacturing & Services PMI, indiquent que l’économie mondiale a peu progressé ces derniers mois, et qu’elle a  pratiquement stagné en juin. Les plus récents indicateurs avancés de l’évolution de l’économie que ce soient ceux de l’OCDE, du Conference Board ou de Markit Economics, laissent d’ailleurs présager un fléchissement de la croissance au cours des prochains mois. Les prix à la baisse des métaux, comme le cuivre et l’aluminium, et du pétrole sont d’autres indicateurs de la faiblesse de l’expansion.

L’inquiétude est palpable dans les communications publiques des dirigeants des principales banques centrales de la planète. Plusieurs d’entre elles ont, depuis le printemps dernier, assoupli encore davantage leurs politiques monétaires pourtant déjà très accommodantes. Toutefois, l’assouplissement monétaire a ses limites sur le plan de l’efficacité pour stimuler l’économie, comme l’ont récemment souligné plusieurs analystes. Sur le plan fiscal, la marge de manœuvre est restreinte chez plusieurs économies développées, et on en est rendu à souhaiter un peu moins d’austérité à court terme afin de ne pas envenimer les choses.